la LCR

la LCR
LA LCR C LA LIGUE COMUNISTE REVOLUTIONNAIRE , ,,,,?? l éxtreme gauche

# Posté le dimanche 11 juin 2006 06:58

Olivier Besancenot c début

Olivier Besancenot c début
Ses premiers actes de militantisme se font à SOS Racisme, il a alors 14 ans. Il intègre les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR) et rejoint le bureau national en 1988. En 1991, il adhère à la Ligue.

Il fonde une section CGT dans le supermarché Shopi où il travaille pendant ses études. Olivier Besancenot est membre de Sud-PTT depuis 1997. Il fut attaché parlementaire d'Alain Krivine au parlement européen durant un peu plus d'un an (1999 -2000) avant de reprendre son travail à la Poste.

En avril 2002, il est, à 27 ans, le plus jeune candidat à l'élection présidentielle et remporte 4,25 % des suffrages soit un million trois cents mille voix.

Dès son premier meeting, Olivier Besancenot donne le ton de sa future campagne « Nos vies valent plus que leurs profits » avec notamment comme priorités : une autre répartition des richesses, augmentation générale des salaires et des minima sociaux, interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des bénéfices, taxation des profits et des capitaux spéculatifs.

# Posté le dimanche 11 juin 2006 07:01

une autre grand figure

Son entrée en révolution, Ernesto "Che" Guevara la fait le 25 novembre1956, vers 1h30 du matin,en embarquant avec les hommes de Fidel Castro, 82 au total, sur le Granma. Il a 28 ans, un passé de médecin, il est Argentin, et pourtant c'est pour Cuba qu'il va se battre, "hasta la victoria, siempre". En janvier 1959, la partie est gagnée, mais la révolution reste à faire, non seulement à Cuba, mais partout où il faut "allumer deux, trois, plusieurs Viêt-Nam". Le Che tentera d'en allumer un en terre africaine, au Congo, puis un autre en Bolivie.C'est là, le 9 octobre 1967, que se clôt

# Posté le dimanche 11 juin 2006 07:02

Modifié le jeudi 31 août 2006 08:59

comment parrler de communisme sen LENINE

comment parrler de communisme sen LENINE
Révolutionnaire

Plutôt que de s'installer dans une carrière légale, il s'implique de plus en plus dans la propagande révolutionnaire et l'étude du marxisme, la plupart du temps à Saint-Pétersbourg. Il s'intéresse au terroriste Serge_Netchaïev dont il conserva l'idée d'une organisation structurée, et le principe selon lequel la fin justifie les moyens. Le 7 décembre 1895, il est arrêté et incarcéré pendant un an par les autorités avant d'être exilé pour trois ans dans le village de Chouchenskoïe en Sibérie.
Lénine le révolutionnaire en 1895
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Lénine le révolutionnaire en 1895

En juillet 1898, il y épouse Nadejda Kroupskaïa, une activiste socialiste elle aussi en déportation. En avril 1899, il publie le livre Le développement du capitalisme en Russie. En 1900, son exil prend fin. Il voyage en Russie et en Europe, et publie le journal Iskra (« L'étincelle »), ainsi que d'autres tracts et livres relatifs au mouvement révolutionnaire.
Il participe activement au Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) et, en 1903, prend la tête de la faction bolchevik suite à une rupture avec les mencheviks partiellement inspirée par son pamphlet Que faire ? En 1906, il est élu au directoire du parti. En 1907, il déménage en Finlande pour des raisons de sécurité. Il fonde le journal Pravda (« La vérité »). Contre le révisionnisme des sociaux-démocrates allemands, il rédige son ouvrage Matérialisme et Empiriocriticisme en 1909. Il continue de voyager en Europe et participe à de nombreux rassemblements et activités socialistes, notamment la conférence de Zimmerwald de 1915. Quand Elizabeth Armand (dite Inessa ou Inès) quitte la Russie pour s'installer à Paris en 1910, elle rencontre Lénine et d'autres bolcheviks en exil et devient à la fois son émissaire et son égérie.

Il voit dans la Première Guerre mondiale une lutte entre impérialismes rivaux pour le partage du monde (L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, 1917) et veut faire de la guerre entre nations une guerre entre classes.

Lorsqu'éclate la deuxième révolution russe, suite à la chute du tsar Nicolas II, Lénine se trouve en Suisse, comme nombre d'exilés russes. Après avoir imaginé différents itinéraires impossibles, il rentre de Suisse à Petrograd à travers l'Allemagne en guerre, avec un groupe de révolutionnaires russes de toutes tendances, à bord d'un train protégé par une immunité diplomatique, dit « plombé ». Cet épisode suscita une polémique, certains accusant Lénine d'avoir été acheté par le gouvernement allemand. Dans ses mémoires, Ludendorf explique qu'il espérait que la révolution en Russie amènerait la décomposition de l'armée tsariste, et le retour en Russie de révolutionnaires favorables à une paix séparée avec l'Allemagne était selon lui une aventure à courir.

Dès son arrivée à Petrograd, le 4 avril, Lénine fait une conférence durant laquelle il présente ses Thèses d'avril, qui sont publiées dans Pravda : paix immédiate, pouvoir aux soviets, usines aux ouvriers et terres aux paysans. Après la répression des émeutes en juillet, Lénine fuit en Finlande. Il revient en octobre, inspirant une révolution armée contre le gouvernement provisoire, avec pour slogan « le pouvoir aux Soviets ! ». Ses idées concernant le gouvernement sont exprimées dans son essai État et révolution (août-sept. 1917) qui appelle une nouvelle forme de gouvernement basé sur les conseils ouvriers ou soviets.

# Posté le dimanche 11 juin 2006 07:06

lcr

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La LCR est issue du mouvement communiste trotskiste, anti-stalinien. Il rassemble deux entités déjà existantes : le Parti communiste internationaliste et les Jeunesses communistes révolutionnaires :

* Le PCI est la section française de la Quatrième Internationale. Il est le produit de la fusion des deux organisations trotskistes existant pendant la Seconde guerre mondiale. Le PCI s'est particulièrement distingué par son soutien aux luttes de libération nationale en Indochine et en Algérie ainsi que par son soutien à Tito lors de la rupture de la Yougoslavie avec l'URSS. En 1953, le PCI connait une importante scission donnant naissance au courant trotskiste lambertiste (representé par le Parti des travailleurs en France). La cause de la scission est la décision d'aller faire de l'entrisme au sein du Parti communiste français.

* Les trotskistes exécutent un travail entriste au sein de l'Union des étudiants communistes. Ils réussissent à y organiser un courant oppositionnel à la direction. Celui-ci se fait exclure en 1966 lors de son refus de soutenir la candidature de François Mitterrand à l'élection présidentielle, alors soutenue par le PCF. Le courant oppositionnel, exclu, forme la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR). La JCR s'identifie aux révolutions coloniales (Cuba, Viêt Nam, Bolivie etc.) et la compréhension de la dialectique des trois secteurs de la révolution mondiale : révolution anti-coloniale au Viêt Nam et en Amérique Latine, mouvements étudiants et luttes ouvrières en Europe, luttes antibureaucratiques à l'Est (Tchécoslovaquie). Cet internationalisme les conduit à une opposition aux bureaucraties soviétiques et chinoises et à considérer que leur politique s'inscrit dans la lignée de ceux qui, dans le mouvement communiste, se sont opposés au stalinisme : l'opposition de gauche trotskiste.

Cet internationalisme s'accompagne de la critique de l'orientation parlementaire modérée, de luttes pour une « démocratie avancée » du PCF. Les JCR considèrent que leur internationalisme « conséquent » doit les conduire à la Quatrième Internationale. D'où le congrès d'Avril 1969 et leur fusion avec le PCI pour former la Ligue Communiste, section française de la Quatrième Internationale.
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Mai 68

La JCR aborde Mai 1968 dopée par ses activités dans la lutte de soutien à la révolution anticoloniale du Viêt Nam.

Dès fin 1967 - printemps 1968, il y a une conjonction entre les luttes des jeunes travailleurs (SAVIEM, Rhodiaceta) et les mobilisations étudiantes. Mai 1968 débute avec les manifestations en solidarité, contre la « répression policière » dans le mouvement étudiant de la Sorbonne jusqu'au 10 mai. Puis viennent les barricades où les JCR sont très présents. Le 13 mai 1968, la grève générale est décrétée avec occupation des usines.

Mai 1968 est un important mouvement étudiant et social en France. Il possède une dimension sociale, économique et politique qui ébranle le gaullisme et les données morales du pays. Le débat au sein des JCR est de savoir si mai 1968 correspond à une « crise pré-révolutionnaire ». La JCR considère qu'il s'agit d'une situation où la question du pouvoir est posée mais sans pouvoir être résolue.

La JCR multiplie ses effectifs par quatre lors des évènements. Elle possède une vision de mai 1968 inspirée par la révolution russe avec l'analogie 1905/1917. Elle considère que Mai 1968 avait été une « répétition générale ». La conclusion qu'elle en tire est « qu'il manque le Parti ».

À partir de cette conclusion, elle prend un aspect de « phalange » alliée à une hyper-sélection militante et une implantation accrue au sein de la classe ouvrière. Le congrès de fondation de la Ligue Communiste met en avant trois points :

* la construction du parti révolutionnaire ;
* l'adhésion à la Quatrième Internationale ;
* la « dialectique des secteurs d'intervention ».

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L'après-mai 1968

Après les événements de Mai 1968, la Ligue Communiste estimant de grandes possibilités révolutionnaires mena une politique dite du "triomphalisme" avec des appels à la mobilisation des travailleurs incessants, la campagne d'Alain Krivine aux élections présidentielles de 1969 où la LC appelle ses électeurs à s'organiser en "Comité Rouge". La LC menait une politique qu'elle juge aujourd'hui de "gauchiste" mais à analyser dans le contexte de l'époque. En effet c'était un "gauchisme modéré" par rapport aux mouvements maoïstes "spontanéistes", très importants à l'époque, qui appelaient à la "guerre civile". La LC était principalement implanté, à l'époque, au sein de la jeunesse scolarisée et ouvrière. Puis, des mouvements d'extrême-gauche en France, et surtout en Italie, allait basculer dans le terrorisme. C'est le début des "Années de plomb". La LCR n'y a pas basculé pour plusieurs raisons :

* Elle ne tire pas ses origines uniquement de mai 68 puisqu'elle s'inscrivait dans la continuité de l'opposition de gauche trotskiste au stalinisme.
* Elle connait bien le monde du travail en France après son travail entriste au sein du PCF
* Ses militants militent également dans les différents syndicats.
* Ils avaient une orientation politique différente des maoïstes et de leur lutte contre le PCF

Tous ces ingrédients ont fait que la LC n'a pas basculé dans le terrorisme.

La LC considérait, à l'époque le Parti socialiste comme un parti "bourgeois". Pour la LC, la gauche était incarnée par le Parti Communiste et la CGT.

Ce "gauchisme" avait également une dimension militaire dans l'organisation du service d'ordre. Celui-ci organisait, en collaboration avec d'autres groupes d'extrême-gauche, des attaques de meetings organisés par les organisations d'extrême-droite. C'est ainsi que la 21 juin 1973, le service d'ordre de la Ligue, sous l'impulsion de son responsable, Michel Recanati, a organisé, en commun avec le Parti communiste marxiste-léniniste de France, l'attaque du meeting du groupuscule Occident qui causa de nombreux blessés chez les forces de l'ordre. Le ministre de l'intérieur de l'époque, Raymond Marcellin, décide alors la dissolution de la Ligue Communiste, ce qui forcera ses militants à rester clandestins durant deux mois sous le nom de Front Communiste Révolutionnaire. Puis elle se reformera officiellement sous le nom de "Ligue Communiste Révolutionnaire".

Cette action donnera un regain de popularité à la LCR qui créera son renforcement. Mais en même temps de nombreux débats se sont mis en place au sein de la LCR après cet événement notamment sur la stratégie révolutionnaire, le rôle de la violence ou la notion d'"avant-garde ouvrière large". Ces débats entraineront un changement de stratégie politique de la LCR et la fin de la période dite "gauchiste". En même temps se mettait en place l'Union de la Gauche.
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L'Union de la gauche

Mai 1968 est un événement qui a modifie les données de l'ensemble de l'échiquier politique. De Gaulle se retire, les énarques prennent le premier plan, la gauche définit une nouvelle politique : pendant les événements elle est disloquée (Parti Socialiste) ou débordée (Parti Communiste). Elle se reconstruit. Au congrès d'Epinay en 1971, François Mitterrand s'allie au CERES de Jean-Pierre Chevènement pour proposer ce qu'ils appellent un « Front de classe » à savoir une alliance entre le Parti communiste, le Parti socialiste et le Parti radical de gauche à travers un programme commun qui contient la rupture avec le capitalisme, les nationalisations de certains secteurs industriels et le droit de veto des comités d'entreprise.

La LCR considère que ce programme est « vidé de sa substance », le jugeant comme un programme radical, anticapitaliste mais pas sur la question centrale : l'État. Elle considère également qu'il s'agit d'un programme de « collaboration de classe ». Elle soutient cependant l'initiative sans soutenir le programme, pour aller vers un « Front unique ouvrier ». Elle appelle à voter pour la gauche au deuxième tour des élections.

De 1977 à 1981, elle dénonce la « politique de division » du PCF qui voit l'union se faire à son détriment. La LCR défend le maintien de « l'unité des organisations ouvrières ». En 1981, la LCR n'obtient pas le nombre de 500 signatures d'élus pour pouvoir présenter un candidat à l'élection présidentielle. Elle appelle à voter pour Arlette Laguiller ou Georges Marchais au premier tour et pour Mitterrand au second.

En septembre 1979, exclusion de la tendance Léniniste-Trotskyste (Daniel Gluckstein) pro-Nahuel Moreno. les dissidents fondent la Ligue Communiste Internationaliste (LCI) et rejoindront en octobre 1980 l'Organisation Communiste Internationaliste (OCI) "lambertiste
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1981-1988

décembre 1981 les dissidents les plus connus sont :

* Julien Dray, ancien secrétaire général du MAS
* Harlem Désir (président de SOS Racisme de 1984 à 1992)
* Isabelle Thomas
* Laurence Rossignol...

Questions Socialistes prend le contrôle du courant Pour L'Unité Syndicale (PLUS, socialiste) de l'UNEF-ID et fonde SOS Racisme en 1984

La LCR considère que la victoire de François Mitterrand en 1981 est un effet différé de mai 1968. Elle compare cette élection à celle du Front Populaire de 1936 et considère que la dynamique de l'élection doit déboucher sur un nouveau « juin 1936 » (grève générale). Cette analyse de la situation l'amène à une stratégie politique qu'elle nomme « Tournant Ouvrier ». En effet, prévoyant la possibilité de la grève générale, elle veut être « là ou ça se passe », c'est-à-dire dans les usines. La LCR veut « changer sa composition sociale par effet mécanique d'implantation ». 400 militants sont impliqués dans ce « Tournant ouvrier ». Mais, selon le bilan fait plus tard par la LCR, « le Tournant ouvrier fût une réponse à un vrai problème : sa faiblesse d'implantation dans les concentrations ouvrières, mais une mauvaise réponse car on ne peut se “fabriquer” une implantation ouvrière en transformant intellectuels, étudiants et employés en ouvriers. » Les maoïstes expérimentent cette politique dès les années 1960-1970 et font les mêmes constats.

En 1983, la situation politique change brusquement avec la « rigueur » du gouvernement de Laurent Fabius pour maintenir la France dans le système monétaire européen : suppression de l'indexation des salaires, report des 35 heures, blocage des salaires des fonctionnaires. La LCR juge que le gouvernement adhère aux thèses capitalistes et considère que cela accélère le « déclin du PCF » et la transformation « social-libérale » du Parti socialiste.

Puis vient la défaite électorale de la gauche en 1986, et l'arrivée de Jacques Chirac comme premier ministre. La LCR amorce alors un déclin, ayant surestimé les possibilités révolutionnaires de 1981. De plus, le virage brusque de la politique de François Mitterrand ne leur profita pas. Au contraire, tous les mouvements d'extrême-gauche décroîssent durant cette période (beaucoup d' électeurs se tournant vers le Front National). La LCR perd beaucoup de militants et donc de visibilité. Elle s'est cependant investie dans des conflits sociaux de l'époque, notamment dans les mouvements des ouvriers de l'automobile (Peugeot, Talbot) ou de la sidérurgie. Elle s'implique aussi dans la création et le développement de SOS Racisme, dans les mouvements de grèves étudiantes de 1986 contre la loi Devaquet ou le mouvement de grève à la SNCF la même année.

En 1988, pour l'élection présidentielle, la LCR décide de soutenir et de s'investir dans la campagne de Pierre Juquin, candidat dissident du Parti Communiste. Sa candidature suscite le soutien du Parti Socialiste Unifié et de la LCR. Des comités de soutien se mettent en place dans toute la France, mélangeant des militants communistes, des militants du PSU, de la LCR. Le résultat est décevant : Pierre Juquin n'obtiend que 2,08 % des voix, tandis que Les Verts recueillent 3.8 %, Lutte Ouvrière 1.9 % et le Parti des Travailleurs 1.6 %.
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Chute du Mur de Berlin

En 1989, le Mur de Berlin s'effondre, puis en 1991 l'URSS. L'économie de marché s'installe dans tous les pays de l'Est. Cela provoque un profond changement politique à l'échelle internationale. Les Partis Communistes s'effondrent, les Partis socialistes de toute l'Europe abandonnent l'anticapitalisme et acceptent l'économie de marché. L'hypothèse politique défendue par la LCR et tous les trotskistes en général n'est pas validée, à savoir qu'à l'effondrement du régime de l'Union soviétique succède une « révolution anti-bureaucratique » vers le socialisme. Or rien de tout cela ne se passa ; même, une vague d'optimisme souffle sur les pays occidentaux durant les années 1990 (croissance économique, révolution numérique).

La LCR s'oriente alors vers la création d'un nouveau parti. Elle fait une analyse de la situation : « Nouvelle époque, nouveau programme, nouveau parti ».

* Nouvelle époque car elle considère que le socialisme a perdu le siècle mais que le capitalisme n'a pas résolu ses problèmes, que ce n'est pas la fin de l'histoire et que la lutte des classes continue, et qu'il y aura donc de nouvelles crises, de nouvelles contradictions affichées par le capitalisme, de nouvelle guerre et donc de nouvelle révolutions.
* Nouveau programme qui puisse prendre en compte le bilan du stalinisme et de la social-démocratie, pour une nouvelle stratégie de transition du capitalisme vers le socialisme, les effets de la mondialisation, l'aspect central de la démocratie socialiste ainsi qu'une première étape « à gauche du possible ».
* Tout ceci doit donc entraîner la création d'un nouveau parti, un « parti anticapitaliste large » appelé de ses voeux.

juin 1994 scission des militants de Démocratie et Révolution (Gérard Filoche). Démocratie et Révolution rejoint le Parti Socialiste (PS) en octobre 1994 et devient sous le nom de Démocratie et Socialisme le mensuel de la Gauche Socialiste, courant du PS où se retrouvent notamment les anciens de Questions Socialistes


scission de militants du Mouvement d'Action Syndicale (MAS) qui fondent Questions Socialistes. en mai 1982 Questions Socialistes rejoint le Parti Socialiste (PS)
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Depuis 1995

La LCR se revigore à partir du mouvement de novembre-décembre 1995 contre le plan Juppé qui provoque sa démission et la dissolution de l'Assemblée Nationale. La LCR considère que ce fut la « première révolte anti-libérale ». Par la suite, la LCR s'immerge dans le mouvement altermondialiste, né suite aux manifestations de Seattle en 1999 ou Gênes en 2001.

En même temps, se met en place la « gauche plurielle » rassemblant le Parti Socialiste, le Parti Communiste, le PRG, le MRC ou encore les Verts, cette fois-ci sans programme commun. La LCR ne participe pas à cette nouvelle union de la gauche, qui ne s'inscrit pas dans une lutte contre le capitalisme.

En 1999, lors des élections européennes, la LCR se présente derrière une candidature commune avec Lutte Ouvrière. Pour la première fois lors de cette élection, l'extrême-gauche obtient cinq députés dont deux sont de la LCR (Alain Krivine et Roselyne Vacchetta). Lors de l'élections présidentielles de 2002, après le refus de LO de continuer l'aventure des listes communes de 1999, la LCR décide de présenter un candidat LCR pour la première fois depuis 1974 et la candidature d'Alain Krivine. Il s'agit d'Olivier Besancenot un jeune facteur de 27 ans inconnu dans le monde politique mais qui a fait ses classes comme assistant parlementaire au Parlement européen. Sa personnalité connaît un réel succès médiatique et remporte 4,25 % des voix soit plus que le PCF qui obtient 3.37 % des voix. Suite à cette élection, la LCR connaît une inflation du nombre de ses militants et de sa popularité. Pour les élections régionales et européennes de 2003 et 2004, elle fait liste commune avec Lutte Ouvrière pour créer un pôle « à gauche de la gauche plurielle » mais n'arrive pas à profiter de sa popularité avec l'effet « vote utile » en faveur du PS. En 2005, la LCR s'engage dans la campagne pour le « non » à la constitution à travers les collectifs unitaires de la Fondation Copernic auxquels participent tout les militants du « non » de gauche hormis Lutte Ouvrière (LO) ou le Parti des Travailleurs qui refusent de mener campagne en compagnie des « dirigeants bourgeois du PS et du PC ». Grâce à cette campagne, la LCR connait une augmentation de sa popularité et de son nombre de militants. Alain Krivine n'a pas souhaité se représenter pour être élu au Bureau Politique en janvier 2006.
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Résultats électoraux

À l'élection présidentielle de 2002, la LCR était représentée par Olivier Besancenot, le plus jeune candidat à ce poste (4,25% des voix).

Aux élections régionales de 2004, l'alliance Lutte Ouvrière (LO)-LCR a obtenu un score national de 4,97% alors que les scores additionnés des candidats de Lutte Ouvrière et de la LCR à l'élection présidentielle de 2002 approchaient les 10%.

Elle n'enregistre cependant qu'un léger recul par rapport aux élections européennes, où la candidate de l'alliance, Arlette Laguiller avait totalisé 5,18% des voix, et améliore même les scores globaux de l'extrême gauche aux élections regionales de 1998.
Voir Résultats électoraux de l'extrême-gauche en France.

# Posté le dimanche 11 juin 2006 07:59

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 15:14